Inégalités socio-économiques et enjeux du logement : plus qu’une simple mesure

Selon le recensement de 2016, près du quart des ménages canadiens vivaient dans des logements qui n’étaient pas considérés comme abordables, c’est-à-dire qu’ils consacraient 30 % ou plus de leur revenu moyen aux frais de logement. Les problèmes d’abordabilité du logement ne sont pas répartis également dans la population.

En fait, il y a de fortes indications de l’existence d’inégalités en matière de logement entre les groupes de différents statuts socio- économiques, les problèmes touchant principalement les locataires, les personnes âgées vivant seules, les résidents des régions urbaines, les femmes et les immigrants.

Un grand nombre de nos constatations sont probantes. Comparativement à la population non immigrante, les immigrants font face en moyenne à des problèmes de logements plus graves — cette constatation est juste lorsque les facteurs liés au pourcentage des cas, à l’ampleur et à la gravité des indicateurs des difficultés de logement et des problèmes d’abordabilité sont pris en compte. En ce qui concerne la pauvreté due au logement, les immigrants accusent un écart de pauvreté plus grand et plus grave que les non-immigrants. Nous avons également relevé des indications de coûts d’emprunt plus élevés pour les immigrants. De plus, les inégalités socio-économiques observées dans la proportion des problèmes en matière de difficultés de logement et d’abordabilité sont défavorables pour la population immigrante, bien qu’elles soient inversées lorsque l’ampleur et la gravité sont prises en compte.

Un tel constat implique que le pourcentage de cas liés aux difficultés de logement est plus élevé à l’extrémité inférieure des revenus pour la population immigrante, mais que les problèmes liés à l’ampleur et à la gravité des difficultés (et à la pauvreté due au logement) sont plus marqués à l’extrémité inférieure des revenus pour la population non immigrante.

Pour l’étude complète de la SCHL, veuillez cliquer ici.