Le nombre de nouvelles inscriptions chute à nouveau à la fin de 2019, stimulant la hausse des prix résumés

Selon les statistiques publiées par l’Association canadienne de l’immeuble (ACI), les ventes de logements à l’échelle nationale ont reculé de 0,9 % (en données désaisonnalisées sur un mois) en décembre 2019 après avoir enchaîné neuf hausses mensuelles de suite. L’offre limitée semble avoir une incidence de plus en plus forte sur les ventes. En effet, les ventes de décembre se sont accompagnées d’une nouvelle baisse généralisée des nouvelles inscriptions, celles-ci reculant dans 18 des 31 centres pour lesquels nous avons des données. Dans ce contexte, le ratio ventes/ nouvelles inscriptions du pays a augmenté pour s’établir à 66,9 %, un sommet depuis 2004, et les conditions de marché à l’échelle nationale sont favorables aux vendeurs depuis trois mois (données révisées). Parmi les centres pour lesquels nous avons des données, 14 se trouvent dans des conditions de marché favorables aux vendeurs et les autres se trouvent dans des conditions de marché équilibrées. L’indice des prix des logements (IPL) MLS a gagné 3,4 % (en données non désaisonnalisées sur un an), sa progression la plus marquée depuis le mois de mars 2018.

Montréal demeure le marché le plus tendu au Canada. Dans ce marché, les prix augmentent et les nouvelles inscriptions diminuent. Pour cette raison, la ville a de nouveau enregistré le plus haut ratio ventes/nouvelles inscription de son histoire et une hausse de son IPP MLS (sur un an) la plus marquée depuis 2005. Le ratio du marché d’Ottawa a également atteint de nouveaux sommets, alors que les nouvelles inscriptions y ont chuté de plus de 20 % (en données désaisonnalisées sur un mois), ce qui a entraîné une hausse record de 12,5 % (en données non désaisonnalisées sur un an) de l’indice IPP MLS d’Ottawa. Toronto s’est aussi aventuré en territoire favorable aux vendeurs pour la première fois depuis mars 2017. Comme à Montréal, les ventes de logements ont augmenté et le nombre de nouvelles inscriptions a diminué. La hausse de 7,3 % (en données non désaisonnalisées sur un an) de l’IPL de Toronto a été la plus forte depuis l’année 2017.

À Vancouver, le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions a diminué en décembre, les conditions de ce marché étant équilibrées tandis qu’une hausse des nouvelles inscriptions a contrebalancé une hausse des ventes. Le nombre de nouvelles inscriptions a augmenté dans trois autres villes du Sud de la Colombie-Britannique au cours du dernier mois. Les ventes de logements ont généré des résultats contrastés en décembre, mais la demande suit manifestement une tendance haussière en Colombie-Britannique depuis quelques mois, après plusieurs années de ralentissement induit par des politiques.

Dans les provinces canadiennes productrices de pétrole, Calgary et Edmonton ont enregistré une hausse des ventes et des nouvelles inscriptions, ce qui a maintenu l’équilibre des conditions de marché dans les deux villes. Les ventes ont grimpé de plus de 30 % (en données désaisonnalisées sur un mois) à Regina, le marché de l’immobilier de cette ville demeurant instable tout en retrouvant des conditions équilibrées. À St. John’s, les ventes de logement annuelles ont atteint un sommet jamais atteint depuis 2007, quoique la majorité de ces ventes se soient conclues au cours des six premiers mois de l’année.

Source: Scotiabank 

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